
(changement climatique, crise économique, épuisement des ressources fossiles, minérales et naturelles, maladies de civilisation, pollutions, pandémies, etc.) |
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| Auteur | Message |
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Andros V.I.P & membre fondateur

Nombre de messages: 1114 Date d'inscription: 12/12/2006
 | Sujet: Transition et attrition Mer 14 Nov - 17:52:18 | |
| (J'ai traduit ce post écrit originellement par moi en anglais)Une crise type "LLBSV" (SHTF en anglais) comporte deux phases très distinctes : la transition et l'après-crise.Nous vivons dans un système très complexe, et donc passablement fragile, qui permet de nourrir une vaste population. Nous étions une quarantaine millions de français en 1940, alors qu’un tiers de la population était encore ruralehttp://g3l1s1.centerblog.net/752015-La-demographie-en-France-1830-1940 Aujourd’hui 75% de la population française est urbaine, et 5% de la population active est liée à la production de nourriture (qui est industrielle). Il existe une variété de scénarios pouvant détruire ou modifier plus ou moins profondément ce système, dans un temps plus ou moins court.Les conditions de cette détérioration peuvent être multiples, nous n’allons pas les discuter ici. Ce dont je veux parler ici est le problème, d’ordre logique, mathématique même, de la transition.Si le système qui produit la nourriture est affecté, fort logiquement il y aura moins de nourriture produite. A terme, cela veut dire que des gens vont mourir de faim, ou ne pourrons pas être nourris, ce qui revient au même. Cet ajustement est donc une attrition (en anglais j’utilise un mot plus parlant : die-off)Quelle que soit la nature et l’instensité de la crise, il y aura donc une période de « transition » mais au terme de la transition, une période stable après-crise.Tout le problème réside dans la phase d’ajustement, donc d’attrition. Si la période post-crise ne peut nourrir que 40 millions de personnes, et que nous sommes 60 millions avant la crise, nous sommes bien d’accord que :- un tiers de la population va mourir- la transition n’est pas achevée tant que le nouveau système ne peut nourrir tout le monde. S’il y a encore trop de monde par rapport à ce que le système peut produire comme nourriture, il y a nécessairement un surplus qui devra être « ajusté » (donc des gens en trop qui mourront logiquement de faim)La phase de transition est la seule qui importe vraiment au survivaliste. Il faut que lui et ses proches se retrouvent de l’autre côté de la crise. Après cette crise, le monde « normal » recommence.C’est une précision très importante, dans l’ordre de priorité des préparatifs. Si l’on accumule panneaux solaires,kits de chirurgie et autres objets « post-crise » sans avoir assez de nourriture pour survivre la dite crise, ils serviront à quelqu’un d’autre. Fort logiquement.Souvent le terme « SHTF » est en fait très flou pour les survivalistes US qui les utilisent. Pour moi, SHTF c’est avant tout cette phase de transition. C’est la phase critique.Cette phase de transition a une dynamique à soi, que j’essaie d’explorer, et à laquelle j’essaie de trouver des parades.Tout d’abord, la question centrale de la phase de transition est : combien de personnes pourront être nourries à l’issue de la crise ? De la réponse à cette question découle l’importance de la purge, et donc l’intensité de la crise. Dans le worst-case scénario, un échange nucléaire global, la population survivante est de 10% de la population initiale dans l’hémisphère nord. Mais, d’une certaine manière, une partie du die-off est « prise en charge » par les bombes et leurs conséquences à court terme.Dans le cas d’un effondrement sociétal type « Grande Dépression II » ou pire, « Peak Oil », le monde post-crise pourrait nourrir bien plus de monde, mais la plupart des gens devront mourir par eux-mêmes, de faim et de violence.Je m’inquiète toujours lorsque je commence à écrire comme le docteur Folamour.Il faut aussi prendre en considération que le monde post-crise (la « Terre du post-futur » de Mad Max 3) ne commence à exister qu’avec la première récolte post-crise. Jusqu’à la première consommation de cette nourriture, on est encore dans la phase de transition. Si vous avez planté pour 20 mais qu’il n’y a de nourriture que pour 10 jusqu’aux récoltes, 10 personnes vont devoir y passer. C’est toujours cette m’eme logique.Cette même logique agit à différentes échelles. La distribution de nourriture est comparable à une récolte : si on ne distribue de la nourriture que pour 18.000 personnes dans une ville de 20.000, il y aura attrition.Le début du monde post-crise peut être différé par l’importance des désordes lors de la phase de transition :- destruction de l’appareil productif (tracteurs, engrais)- destruction de semences, de cheptel (à la Russie 1920)- mauvaise répartition de nourriture parmi les survivantsLa logique est parfois vicieuse : si des réserves importantes de nourriture sont présentes, le processus d’attrition est différé, retardé voire non présent. Or la terre du post-futur ne peut pas nourrir tout ce beau monde. Vous pouvez avoir 20 familes survivalistes avec 5 ans de bouffe à bord, si dans le Nouveau Monde post-crise la terre ne peut en nourrir que 16, 4 vont quand même devoir disparaître.Le fait que la crise ne finit qu’avec les premières récoltes signifie aussi qu’en cas d’hiver nucléaire, si les récoltes des deux années consécutives sont perdues, seul celui qui a trois ans de nourriture ( !) peut espérer survivre… si tant est qu’il ait aussi assez de semences pour repartir ( !)Tout ceci est un petit article écrit à la va-vite. Inutile de dire que les nations qui ont établi des réserves stratégiques de nourriture ont des modèles bien plus élaborés, et des procédures pour répondre à la crise. Les pouvoirs publics, s’ils oeuvrent pour le pays, auront comme priorité d’amener le plus de gens possible de l’autre côté de la crise. Compte-tenu de la logique de la transition, cela signife qu’il vont aussi devoir sacrifier des populations (directement ou indirectement). Ne pas oublier que les diverses crises alimentaires dans le Tiers-Monde sont extrêmement bien documentées et suivies par les pouvoirs publics (et leur bras non armé, les ONG)
Que pouvons-nous faire individuellement ?La première chose à faire est d’avoir une compréhension assez bonne de la situation pour pouvoir établir le niveau de production agricole du monde post-crise, car nous avons bien vu que tout le reste découle de cela.On aura donc établi une estimation :- Du taux d’attrition de la population- Du comportement de la population façe à cette attrition, notamment le déroulement de l’attrition dans le temps- De l’attitude probable des pouvoirs publics (rationnement, temporisation etc) et de leur capacité à maîtriser la criseD’où l’importance extrêmement grave de garder le secret sur ses préparatifs. J’imagine que bien des gens, mal à l’aise ou amusé par le terme de survivalisme, en aient parlé à leurs proches. Soyez SÛRS qu’ils ne l’oublieront pas le moment venu. C’est tout le problème de savoir si on préfère regarder son beau-frère crever de faim ou de se battre à mort avec lui. On en est là.Votre réserve de nourriture doit être considérée comme limitée, finie, dès le premier jour. Vous ne pouvez pas vous permettre de spéculer sur des distributions éventuelles de nourriture. Si elles ont lieu, c’est un cadeau du Père Noël à chaque fois. Ayez assez de bouffe.Quelques considérations sur la société au sens large :En cas d’interruption brutale de livraison de nourriture (worst-case scénario), la plupart des gens ont moins d’une semaine de nourriture chez eux. Allez chez les gens et constatez. On peut s’attendre à des pillages massifs dès les troisième jour, qui frapperont les commerces, les restaurants etc. En l’état, cela signifie qu’une grosse partie de l’attrition aura lieu très tôt, mais sera extrêmement violente. Nous ne parlons pas sur Olduvaï de tout ce qui concerne la violence envers les êtres humains, mais vous pouvez vous doutez de ce qui peut arriver.La situation n’est pas celle d’une aggression dans la rue, c’est celle d’une émeute MASSIVE de gens n’ayant vraiment plus rien à perdre et obsédés jusqu’à la folie par la nourriture.Plus la population est concentrée (centre-ville, grands ensembles) plus l’attrition sera violente et rapide.Il n’y a JAMAIS eu dans l’histoire de précédents à l’époque où nous vivons actuellement. Même l’Allemagne en 1945 avait la moitié de sa population à la campagne. Les gens avaient pour habitude de stocker naturellement de la nourriture. Nous ne sommes donc pas en mesure de réellement imaginer ce à quoi cela va ressembler. On risque même de ne pas croire nos yeux (et cela arrive plus fréquemment qu’on en le croit).De là aussi l’inutilité de convaincre d’autres gens : s’ils ne sont pas venus à ces conclusions par la logique, ils ne feront jamais ce qu’il faudra – par contre, ils auront retenu que vous, vous êtes préparés…A mon humble avis, le premier danger à apparaître cela celui de gangs criminels, pré-existants ou improvisés. Ils connaîtront une attrition forte, mais collecteront aux passages les armes de leurs victimes, et croîtront en expérience. Ces bandes armées peuvent acquérir rapidement une efficacité de type militaire, et de plus, ils auront compris comme tout le monde la nécessité de « l’attrition ».L’armée et d’autres éléments des forces de l’ordre peuvent tout à fait se constituer en gangs (c’est ce qui se passe dans les pays du Tiers-Monde, la police étant un gang de plus), mais alors très bien armé et pouvant utiliser le prétexte de la loi pour s’emparer de vos ressources (ou pour « purger » la population)Si 75% de la population est urbaine, en gros 75% des policiers et militaires sont également urbains…Incidences sur la préparation :- un certain nombre de choses ne sont pas à aquérir avec priorité, car il y en aura plein après la crise. Toutes ces considérations sur le besoin d’acquérir des Francs-Or me semble complètement déplacées. Pour un Napoléon, combien de kilos de riz ?- Un certain nombre de choses vont êtres nécessaires pour survivre aux trois mois de crise intense, dans laquelle l’essentiel de l’attrition va se produire. Oubliez les chargeurs solaires de piles, ayez assez de piles pour trois mois, ensuite des piles rechargeables on en trouvera partout.- Dans ce temps extrêmement concentré et intense de l’attrition, gagnez du temps à tout prix. Ne perdez pas de temps à faire des plats élaborés, utilisez des plats cuisinés. Ayez beaucoup de nourriture de confort (chocolat etc.) pour vous aider à surmonter les chocs psychologiques.- Durant cette période, vous aurez besoin d’énormément d’énergie, ce n’est pas le moment de compter les haricots. Lorsque le vent sera tombé, mais qu’il faudra tenir jusqu’aux récoltes, on pourra compter les haricots à loisir. Ayez donc trois mois de bouffe rapide, énérgétique, confortable (ce qui est cher) et ensuite un an de bouffe low-cost. Dans la même logique, il existe des médicaments pour rester éveillé deux jours de suite etc., ou du guronsan, des saloperies du style : dans une phase intense comme celle-ci veillez d’abord à survivre, vous aurez bien le temps de morfler ensuite à cause de leurs effets.Oui, un an, car les plantes doivent avoir le temps de pousser…- Vos solutions doivent pouvoir être mises en ouevre rapidement et simplement. Des enfants, ou des gens peu compétents , doivent être en mesure de s’en servir.- Le survivaliste est en état d’infériorité numérique énorme en cas d’attrition brutale. Votre objectif premier est de survivre à cette phase d’attrition brutale, du coup on peut accepter d’avoir un large groupe avec soi pendant cette phase. Mais ca sera un autre problème que de gérer ce large groupe jusqu’aux récoltes. Ceci dit, il devrait il y avoir pas mal de place alentours pour que ce soit vivable.- Bien évidemment, un préparatif extrêmement important est d’avoir des semences. Votre propre monde post-crise commence avec votre propre récolte : c’est donc de vous que dépend la sortie de crise. On peut acheté du blé sec (ou mondé) dans certains magasins, il germe bien. Les haricots secs germent eux aussi. Ensuite, il y a bien sûr tous les sachets de graines diverses, pour le potager.Tout cela semble bien sombre, mais il faut bien voir que cela a du sens dans une certaine logique. |
|  | | Telimectar V.I.P.

Nombre de messages: 558 Age: 27 Localisation: Confins de l'anjou et du poitou Emploi: Aspirant vague 0 Loisirs: tripoter la terre et lire Tolkien Date d'inscription: 09/07/2007
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 18:07:33 | |
| Cela me semble terriblement vrai...merci pour tes bonnes remarques professeur Andros... _________________ J'ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. Hippolyte Taine
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|  | | geispe V.I.P.
Nombre de messages: 586 Age: 62 Localisation: alsace Emploi: retraité Date d'inscription: 07/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 18:19:45 | |
| assez d'accord avec l'ensemble de ces idées... sauf (pour moi en tous cas) la notion de gangs criminels qui je pense, ne tient pas. sinon c'est intéressant et j'avais essayé d'y réfléchir : pas évident... très complexe et pourtant le scénario de la plupart des humains morts de faim est pour moi fort probable... il faut pour cela analyser comment se passe la production de notre casse-croûte, la transformation des récoltes et leur acheminement... mais surtout la production. Or un agriculteur, par exemple, qui n'a plus de gasoil n'est plus un agriculteur : et le système est tellement spécialisé que même l'agriculteur est aujourd'hui totalement dépendant de ses achats pour se nourrir alors qu'il y a encore 50 ans il était quasi autarcique et n'achetait pas grand chose. Je trouverais intéressant et important que l'on reprenne point par point ce genre de scénario car cela permettrait de voir comment on pourrait au mieux se débrouiller... (y compris d'ailleurs l'histoire des gangs criminels qui ne me fait pas peur... car on doit pouvoir démontrer que çà ne marche pas...) :-) |
|  | | Capausoleil V.I.P.
Nombre de messages: 872 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 18:47:08 | |
| Magistral de lucidité...Andros ! Felicitations Voila qui remet les pendules à l'heure ! Au sujets de l"attrition" je pense que nous ne sommes pas tous à égalité....Mis à part la quantité de nouriture, nous aurons bientot, en France par exemple, 30% de "personnes agées"... Cette polulation, privée de soins medicaux, cibles facile des "affamés" de tout poils, cataloguée de bouches inutiles et incapable de subvenir à ses besoins sera la premiere à être décimée ! Je suis d'accord avec toi sur l'importance du stock de nourriture....Le probleme c'est l'attitude par rapport aux amis et la famille..... Forcement, ceux qui sont au courant de nos preoccupations viendront taper à nos portes ne serait-ce que pour savoir quoi "faire"..... Je ne vois que 2 solutions.... Soit les "repousser" avec le risque de les voir revenir plus nombreux et armés de mauvaises intentions (famine oblige). Soit de prevoir aussi pour eux....Ce qui oblige à multiplier le coût et la place de stockage... Neanmoins je pense que cette 2eme solution est "preferable" à la 1ere car la nourriture de base est encore accesible financierement, on sauvera des membres de notre famille ce qui n'est pas negligeable dans un monde post LLBSV et surtout les risque d'être "dépouillé" sont plus reduit (force du nombre)... |
|  | | Jep V.I.P.

Nombre de messages: 367 Localisation: Canada P.Q. Date d'inscription: 13/01/2007
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 18:55:00 | |
| Cela fait froid dans le dos et pourtant sur Olduvaï on est habitué au courant d'air.
En fait je crains que ce ne soit encore plus dramatique. En cas d'attrition sévère (et il y aura) quel est le risque d'épidémie dans les villes? Ensuite la diminution rapide du «cheptel» humain ne va-t-elle pas entrainé une paralysie de toute production, quelle qu'elle soit, par une pénurie de main-d'œuvre à tous les échelons? _________________ Jep. En 1950, nous pensions pouvoir faire reverdir les déserts. En 2050, nous aurons réussi à désertifier la Terre entière.
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|  | | Capausoleil V.I.P.
Nombre de messages: 872 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 19:00:08 | |
| | geispe a écrit: | | y compris d'ailleurs l'histoire des gangs criminels qui ne me fait pas peur... car on doit pouvoir démontrer que çà ne marche pas.. |
Je n'y coyais pas non plus, Geispe, avant de....lire le livre de René Barvavel (ravage) ! Ce livre n'est pas recent, mais la "deconfiture" progressive du systeme est tellement bien anticipée que je le recommande à ceux qui ne l'ont pas lu ! Je ne sais pas si tu as eu toi même l'occasion de le lire mais la logique ineductable de la deliquescence...(Putain, j'parle comme le professeur maintenant... ) est tout à fait applicable au P.O et au R.C... Les evenements dans les banlieues l'année derniere ne me laisse aucun doute sur ce qui surviendra en cas de famines (pour l'instant, ils sont quand même bien nourris...Non ?) Apres, on connais pas l'avenir et chaque cas sera different selon l'endroit où on vivra et l'entourage dont on beneficiera... |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 19:04:49 | |
| Andros, Là ou ca va devenir compliquer, c'est que l'on peut dors et déja inclure a ce scénario, le changements climatiques et l'effondrement de la biodiversité... 1/Nous ne savons pas exactement dans quelle mesure nos connaissance en matiére de culture vivriéres ne vont pas étre remises en question dans les prochaines décades. *98% des sols destinées a l'agriculture moderne sont morts, ils non plus d'HUMUS. Ils donnent car ont y mets une quantité importante d'engrais chimiques. Question ou trouver la Terre fertile de nos ancétres, en dehors de quelques "ISOLATs" ou des gens comme moi travail leur lopin avec respect et sans Tuer la Terre. Donc aprés avoir manger pendant 1 an des "réserves", rares seront ceux qui pourront avoir de belles recoltes, encore moins pour tenir un AN de plus. Tu sais il est difficile de reprendre une terre abandonner depuis longtemps, le jardin ca s'apprend avec le temps, les echec et le travail de la terre. Produire ses semences aussi cela s'apprend et pas dans l'urgence. GEISPE a raison quand il dit "Or un agriculteur, par exemple, qui n'a plus de gasoil n'est plus un agriculteur " Il y aurat de fait en plus des limaces un nouvel exterminateur de salade, le "Survivant" qui passant par là verra de belles cultures et se dirat "Tiens je vais remplir mon sac"...ce jour la l'épouvantail dans le Jardin serat aussi en Chair et en Os. 2/ MEGATON Scenario Si les champignons atomiques se mettent a pousser en nombres et qu'il y a Hivers nucléaire, ce n'est pas 10% de la population mondiale qui survie....c'est proche de 0%. D'aprés toi combien de temps dure un hivers nucléaire? Ce qui resterai aprés la pluie "Noire" serat tellement Irradié que je doute qu'on puisse faire pousser des légumes exempt de BECKREL. 3/ EMEUTES /GANGS Je suis d'accord avec toi concernant, les emeutes et le Gangs. Les gangs sont déja en place en France en Zone Urbaine et Périe Urbaine....actuellement ils "Bizzeness" mais le jour ou, les Supermarchés / centrale d'achats/ épicerie seront pillés rapidement et violemment si nécéssaire....malheureusement. D'ailleurs pas uniquement par les Gangs. Perso, je n'aimerais pas étre a Paris Lyon ou autres Métastase_Urbaine le jour ou ca va "Chier". Pour finir tu table sur 60millions mais nous sommes environ 6,6Milliards, n'est ce pas? Je vais réfléchir en core au sujet, mais pour conclure, je pense que c'est des a present qu'il faut étre dans l'action et non la Simuler Virtuellement. Amicalement |
|  | | Andros V.I.P & membre fondateur

Nombre de messages: 1114 Date d'inscription: 12/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 19:17:35 | |
| Sempervirens, pour être dans l'action il faut savoir comment agir.
Il y a des ricains qui veulent agir et s'achètent tout de suite des tombereaux d'armes. Or on voit bien que cela ne les nourrira pas (quand aux bestioles sauvages à chasser elles existeront mais il ne faudra pas baser sa survie sur ce maigre espoir...)
On voit bien que la préoccupation première est d'avoir assez à bouffer pour tenir jusqu'à la terre du post-futur.
Avoir assez de bouffe c'est donc :
- en accumuler et en stocker - la protéger des autres (les proches et les gens qu'on connaît pas) - en produire (finalement)
Sinon si t'es allé voir mon stock de bouffe (posté sur le post "rations hebdomadaires"), tu comprendras que je suis pas un professeur expert en "simulations" et autres masturberies mentales, mais que j'agis depuis longtemps déjà
(Andros un peu énervé par cette remarque...) |
|  | | geispe V.I.P.
Nombre de messages: 586 Age: 62 Localisation: alsace Emploi: retraité Date d'inscription: 07/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 19:33:48 | |
| | Citation: | Avoir assez de bouffe c'est donc :
- en accumuler et en stocker - la protéger des autres (les proches et les gens qu'on connaît pas) - en produire (finalement) |
- en accumuler et stocker : se pose alors la question d'un partage éventuel avec les siens ou les autres ou de réactions de convoitise de la part de ceux qui n'auront rien et on sait qu'ils seront légion... - protéger... effectivement : peut-on protéger quelque chose contre des milliers de gens qui n'ont rien à manger ? - produire : cela signifie semer, et ne pas louper, mais aussi avoir un stock d'au moins six mois jusqu'à la récolte. Et cela implique que cette récolte ne soit pas pillée avant sa maturité.
un point que l'on peut rajouter : - savoir survivre dans la nature : pour moi c'est le point le plus sûr et pour cela celui qui m'intéresse le plus actuellement (avec les autres, parrallèllement, bien entendu) . La nature produit à profusion quoi que nous fassions et sans que nous n'ayons rien à faire. Le problème c'est que ce sont des produits que nous n'avons pas du tout l'habitude d'utiliser et qui ne sont pas forcément adaptés à nos appareils digestifs puisque nous ne sommes pas herbivores... Il y a cependant un certain nombre de possibilités s'il s'agit de survivre à une disette momentanée... ou plus longue. |
|  | | Capausoleil V.I.P.
Nombre de messages: 872 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 19:38:21 | |
| | Andros a écrit: | | tu comprendras que je suis pas un professeur expert en "simulations" et autres masturberies mentales, mais que j'agis depuis longtemps déjà |
Bien sur, Andros...On le sait bien ! Je crois que Sempervirens s'inquiete beaucoup de la possibilité que la survie du genre humain dans son ensemble risque d'être compromise si on continue a "pourir" la planete.... Et aussi que la meilleure solution est peut-être de quitter les villes dés maintenant en visant la plus grande autonomie possible.... Apres, chacun peut avoir une optique differente, mais la solution n'est elle pas dans "la multitude des conseillers" ? |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 20:07:30 | |
| Citation: Andros à écrit, On voit bien que la préoccupation première est d'avoir assez à bouffer pour tenir jusqu'à la terre du post-futur. 1/ faire des réserves c'est possible. 2/ Les protéger des autres c'est possible. 3/ En produire (finalement) c'est beaucoup plus compliqué surtout en suffisance pour tenir les 4 saisons. Geispe à écrit: - produire : cela signifie semer, et ne pas louper, mais aussi avoir un stock d'au moins six mois jusqu'à la récolte. Et cela implique que cette récolte ne soit pas pillée avant sa maturité. C'est vrai, il ya eu déja des cas , dans mon coin cet été, ou le potager d'un Papé du village c'est fait dévalisé intégralement en une nuit....vu le prix des légumes...visiblement y en a qui non plus peur...
* Concernant la préparation "Virtuelle", ce n'est pas une attaque personnelle a ton égard. Respect. Tout simplement j'ai croiser beaucoup d'utopiste qui au premier Hivers dans les montagnes sont retournés au "CHAUD" dans un clapier a lapin avec Eau et Gaz à tout les étages. Bien se préparer c'est se débarrasser du Conditionnement lier au Systéme / Culturel et Capitaliste. C'est étre en bonne forme physique, via la marche, le travail manuelle, le travail de la terre et non le Gymnase Club du Coin Amicalement. |
|  | | Outback

Nombre de messages: 133 Age: 36 Localisation: Plein sud Date d'inscription: 09/04/2007
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 22:25:19 | |
| Oui ça peut être aussi moins et surtout mieux manger, d'une part pour perdre une surcharge pondérale inutile et d'autre part pour habituer son organisme et son métabolisme à ne fonctionner qu'avec le strict nécessaire. Donc forcer son corps à exploiter totalement chaque nutriment ingéré, au lieu de gâcher comme il le fait lorsqu'on le bourre d'aliments (par exemple en transformant un trop-plein de proteines animales et de lipides en graisses, en plus d'élever le taux d'insuline--cercle vicieux--, d'où le lien junkfood-obésité). C'est un processus assez long d'où l'intérêt de s'y prendre tôt, qu'on ait décidé de vivre dans la nature ou de ses réserves de bouffe. Ca c'est du concret. Geispe a écrit:| Citation: | | - savoir survivre dans la nature : pour moi c'est le point le plus sûr et pour cela celui qui m'intéresse le plus actuellement (avec les autres, parrallèllement, bien entendu) . La nature produit à profusion quoi que nous fassions et sans que nous n'ayons rien à faire. Le problème c'est que ce sont des produits que nous n'avons pas du tout l'habitude d'utiliser et qui ne sont pas forcément adaptés à nos appareils digestifs puisque nous ne sommes pas herbivores... |
Absolument d'accord, raison de plus pour s'y acclimater progressivement, mais perso je sais que l'être humain possède une énorme faculté d'adaptation pourvu qu'on ait une volonté tenace. Et c'est là que le bas blesse. La plupart des gens considèrent la nature comme un milieu hostile, malsain voire stérile. Les anciens disparaissent progressivement et les jeunes générations s'en désintéressent même s'ils vivent à côté. Hors ce n'est pas au dernier moment qu'ils pourront assimiler la somme des connaissances de base nécessaires à un bon coureur des bois. D'où un gros problème en gestation, extensible à toute la france. Mon village par exemple, originellement peuplé de paysans et de viticulteurs par essence proche de la nature, s'est remplis de semi-bobos "rurbains" travaillant en ville (25-30 bornes) et totalement ignorants voire méprisants du biotope qui les entoure. A voir la tronche qu'ils font lorsqu'ils voient une poule, un gros lièvre ou un rat, je doute qu'ils puissent du jour au lendemain en écorcher un vit'fait à la branche d'un arbre aprés 20 bornes de marche...
En un sens ça me rassure ça me fait un peu moins de concurrence (parce que 60 millions de survivors aguerris, ça craint...). _________________ " La barbarie est l'état naturel de l'espèce humaine. La civilisation n'est pas naturelle. Elle résulte d'une fantaisie de la Vie. Et la barbarie finit toujours par triompher..." Robert E. Howard
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|  | | Capausoleil V.I.P.
Nombre de messages: 872 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Mer 14 Nov - 23:57:07 | |
| He ben....On a deja 3 approches differentes du LLBSV ! - Survivre à la phase d'attrition grace à un stock suffisant et se dire qu'une fois la crise passée les choses reprendront un semblant de normalité, du moins en ce qui concerne l'approvisionnement en nourriture. - Adopter dés maintenant un mode de vie autarcique puisque c'est sans doute cela qui nous attends dans l'avenir. - vivre en chasseur/ceuilleur comme le faisait les hommes du néolithique. Mode de vie qui dura des millenaires et qui ne devrait pas être tributaire des aleas de la societé humaine. Attention ! j'essaye juste de résumer les differentes approches..... Et si la solution la plus viable consistait en un "mixte" de ces 3 types de preparation ? On parviendrait peut-être à un consensus general qui mettrait un terme aux querelles intestines... Non pas qu'il y ai des "problemes"... mais pour un nouveau venu.....Que faire dans l'urgence ? C'est qui... qui a raison ? Vu l'urgence de la situation...c'est vrai ! Combien de temps reste t-il avant la grosse "mémerde" ?. |
|  | | Andros V.I.P & membre fondateur

Nombre de messages: 1114 Date d'inscription: 12/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Jeu 15 Nov - 0:19:54 | |
| Ben en fait c'est la situation qui répond à ta question :
- dans le meilleur des cas, la civilisation redémarre, et on achètera du pain avec l'argent gagné à faire des pages web à des banques d'affaires.
- Dans le cas où cela tarderait à en venir là, on est jamais mieux servi que par soi-même, d'où autarcie
- et si on est vraiment dans la merde, alors déjà on sera très chanceux d'être encore en vie, vu que la plupart des gens seront morts de faim, et du coup on peut en effet parier sur le fait que la vie sauvage, le gibier, réapparaisse en nombre faute de prédateurs humains (à savoir qu'apparement les sangliers il y en a déjà trop aujourd'hui !)
Et du coup on chasserait jusqu'à que l'on puisse se remettre à cultiver et ensuite à refonder une civilisation avec des web designers. |
|  | | Rammstein V.I.P & membre fondateur

Nombre de messages: 2519 Localisation: Allemagne Date d'inscription: 07/11/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Jeu 15 Nov - 0:24:40 | |
| D'autant que, pour compléter le tableau de Capausoleil, une catastrophe bien méchante style Tchernobyl peut invalider des années de préparation si l'on ne s'est limité qu'à une seule approche. Un p'tit nuage radioactif et hop : fini cultures bio et vie dans la nature ! Un mix des 3 est impératif pour maximiser ses chances de survie. Bon article, Andros. Rammstein |
|  | | transhuman V.I.P.

Nombre de messages: 1381 Emploi: Loisirs: Date d'inscription: 07/01/2007
 | Sujet: Re: Transition et attrition Jeu 15 Nov - 5:34:05 | |
| Hello,
Super post très bien vu.
Juste un truc à ajouter pour preparer, tres discretement, un jardin mal entretenu à la culture des legumes : faites des plates bandes de fleurs, ou des massifs. Tout le monde va trouver normal que vous arrosiez, que vous sarcliez et que vous y mettiez du terreau issu de votre composteur. Ensuite parmi les fleurs, rien ne vous empêche de planter quelques légumes pour vous faire la main discretement. _________________ "J'arrêterais de faire de la politique le jour où ceux qui font de la politique arrêteront de faire les guignols....." Coluche
P'tain dire que c'etait il y a 30 ans et que rien n'a changé en mieux depuis ....
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|  | | geispe V.I.P.
Nombre de messages: 586 Age: 62 Localisation: alsace Emploi: retraité Date d'inscription: 07/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Jeu 15 Nov - 10:01:44 | |
| | Citation: | - Survivre à la phase d'attrition grace à un stock suffisant et se dire qu'une fois la crise passée les choses reprendront un semblant de normalité, du moins en ce qui concerne l'approvisionnement en nourriture. - Adopter dés maintenant un mode de vie autarcique puisque c'est sans doute cela qui nous attends dans l'avenir. - vivre en chasseur/ceuilleur comme le faisait les hommes du néolithique. Mode de vie qui dura des millenaires et qui ne devrait pas être tributaire des aleas de la societé humaine. |
là çà dépend du scénario : pour moi avec un scénario de fin du pétrole il n'y a défintivement plus de retour. adopter dès maintenant un mode de vie zéro pétrole c'est en général ce que je suggère d'expérimenter... sauf qu'il faut arriver à être schizo puisqu'il faut le "placer" à l'intérieur d'un monde où ce mode de vie est "anormal"... et donc il faut pouvoir mener les deux modes de vie simultanément... la chasse et la cueillette çà marche mieux plus on est près de l'équateur mais chez nous ce n'est pas évident, surtout avec une forte densité de population, en plus... |
|  | | Outback

Nombre de messages: 133 Age: 36 Localisation: Plein sud Date d'inscription: 09/04/2007
 | Sujet: Re: Transition et attrition Jeu 15 Nov - 12:25:49 | |
| Pas évident mais pas impossible, d'autant qu'à mon humble avis, outre les chiffres et les pourcentages d'urbains, l'impression de surpopulation est fortement accentuée par l'hyper-mobilité et donc les bagnoles. Un 4x4 en mode tout-terrain avale 15-20 litres de gas-oil aux 100, un monospace avec toute la marmaille et le matos 10-12 litres, alors faut s'attendre à ce que pas mal de monde foutte la paix à l'écosystème le week end dans les années à venir. Gaffe à pas trop se noyer dans le web avec des chiffres et des cartes de france, il existe bien des coins isolés et sauvages en france où la nature règne en maitre, en encore plus je dirais comme je vois par chez moi avec une "explosion" de la flore due aux fortes précipitations de cet été. _________________ " La barbarie est l'état naturel de l'espèce humaine. La civilisation n'est pas naturelle. Elle résulte d'une fantaisie de la Vie. Et la barbarie finit toujours par triompher..." Robert E. Howard
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|  | | geispe V.I.P.
Nombre de messages: 586 Age: 62 Localisation: alsace Emploi: retraité Date d'inscription: 07/12/2006
 | Sujet: Re: Transition et attrition Jeu 15 Nov - 12:56:36 | |
| | Citation: | | l'impression de surpopulation est fortement accentuée par l'hyper-mobilité et donc les bagnoles. |
effectivement, elle est d'ailleurs aussi fortement accentuée par les grands empilements citadins et notre environnement si nous sommes (comme c'est le cas pour la plupart d'entre nous) dans un environnement urbain ou à forte densité de population. Si on quitte cet environnement il y a plein d'endroits où il n'y a plus personne et plein de place :-)
c'est d'ailleurs l'un des éléments du "changement de dimension" que j'envisage après le pétrole : nous serons contraints de nous étaler (nécessité oblige : eau et culture) de sorte qu'il n'y aura plus cet aspect et cette impression de surpopulation... |
|  | | Eco.foxtrot

Nombre de messages: 367 Age: 23 Localisation: 77 Emploi: Rien Loisirs: Préparer la fin du monde Date d'inscription: 24/10/2007
 | Sujet: Re: Transition et attrition Jeu 15 Nov - 13:17:15 | |
| Est ce vrai que dans les zones rurales c'est vraiment la "deche" niveau offre d'emploi , surtout pour les jeunes ?? _________________ La faim est proche
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