(Préparation physique) L'azimut brutal
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(Préparation physique) L'azimut brutal
Hello à tous,
Comme dit dans le titre, je vais vous parler d'un petit loisir physique qui transforme la ballade du dimanche en véritable entrainement commando.
Le principe de l'"Azimut brutal" est simple :
-Prendre une carte au 1:25000ème et une boussole.
-déterminer un point de départ A
-déterminer un point d'arrivée B (le mieux c'est qu'une fois en B on puisse regagner A par une voie praticable : sentier, route...)
-Tracer un trait entre A et B
-Décider d'une marge en fonction de la difficulté du terrain (100m, 200m)
-Une fois que le parcours est défini, on prend le cap vers B et on le maintient coute que coute (on peut un peu s'en écarter mais dans les limites de la marge).
-Afin de ne pas garder constament les yeux sur la boussole, la technique, c'est d'y aller par étape : regarder sur la boussole la direction précise, choisir un point particulier dans cette direction (buisson caractéristique, rocher, etc...) ensuite on trace tout droit jusqu'au point choisi, et une fois arrivé on renouvelle l'opération.
-Si on s'écarte de la ligne, faire un point topo au premier endroit facilement identifiable sur la carte (lisière de forêt, lignes électriques, route...) afin de déterminer le nouveau cap à prendre pour atteindre son objectif (histoire de pas prendre un chemin parallèle pour finalement se retrouver à 400m du lieu d'arrivée.
Comme vous l'avez compris, si il y'a un roncier, on traverse, une rivière idem, un rocher on l'escalade etc...
En fonction du terrain ça peut vraiment devenir intérressant.
Niveau matériel à emporter, c'est fonction de ce qu'il y'a sur la "route", mais le mieux c'est :
-De bonnes godasses
-Une veste à manches longues
-un pantalon à l'épreuve des ronces
-une paire de gants (même en été)
-une casquette ou un chapeau de brousse (pour éviter de se faire lacérer la tronche par les branches).
-des lunettes (de soleil ça va bien, mais assez enveloppantes histoire de ne pas perdre un oeil sur un mauvais retour de branche).
-un sac à dos avec eau et bouffe pour la journée.
-un bâton de marche (ça remplace la machette dans nos contrées).
-un couteau (si vraiment y'a des ronciers coriaces)
-un petit kit de grimpette/descente (corde, baudrier, mousqueton descendeur)
-un zlip de bain (plus palmes pour les plus gourmands)
-des sacs poubelle (pour emballer le matos lors de la traversée d'une rivière).
Mon parcours type c'est :
-départ à travers champs en descente (rien de bien compliqué)
-arrivé dans des bois assez touffu ça se complique obligé de bien dégager le chemin au bâton de marche.
-trois descentes en rappel de 10m (des rochers contournables mais ça rajoute un petit challenge) la dernière fois j'ai uttilisé cette technique et ça a bien marché.
-pente très raide (mais alors vraiment très raide), ma technique c'est de descendre sur le cul avec une jambe en avant pour déblayer le passage et une jambe repliée sous le cul pour ne pas trop user mon postérieur.
-forêt de résineux, là encore rien de bien compliqué, sauf le ruisseau qui y serpente, du coup pendant 15min c'est descente dans le ruisseau, traversée du ruisseau, retour sur la terre ferme, descente dans le ruisseau...
-Au bout y'a une jolie rivière (35m de large) donc déshabillage, fourrage de tout le matos dans un sac poubelle, gonflage du sac poubelle (histoire qu'il flotte) puis traversée moitié à gué, moitié à la nage.
-Une fois de l'autre côté, rhabillage puis petite (grosse) montée qui casse bien les pates pour arriver à...l'arrivée.
Total : 5km, 1h15 en ne trainant pas, 200m de dénivelé (sans descente) et 100m sens montée.
Voilà, c'est tout, à pratiquer entre amis, c'est encore plus drôle
(vous pouvez essayer avec madame mais la mienne, y'a des fois ou ça la
fait vraiment pas rire), et de préférence durant les beaux jours sinon les passages aquatiques sont moins plaisants.
Comme dit dans le titre, je vais vous parler d'un petit loisir physique qui transforme la ballade du dimanche en véritable entrainement commando.
Le principe de l'"Azimut brutal" est simple :
-Prendre une carte au 1:25000ème et une boussole.
-déterminer un point de départ A
-déterminer un point d'arrivée B (le mieux c'est qu'une fois en B on puisse regagner A par une voie praticable : sentier, route...)
-Tracer un trait entre A et B
-Décider d'une marge en fonction de la difficulté du terrain (100m, 200m)
-Une fois que le parcours est défini, on prend le cap vers B et on le maintient coute que coute (on peut un peu s'en écarter mais dans les limites de la marge).
-Afin de ne pas garder constament les yeux sur la boussole, la technique, c'est d'y aller par étape : regarder sur la boussole la direction précise, choisir un point particulier dans cette direction (buisson caractéristique, rocher, etc...) ensuite on trace tout droit jusqu'au point choisi, et une fois arrivé on renouvelle l'opération.
-Si on s'écarte de la ligne, faire un point topo au premier endroit facilement identifiable sur la carte (lisière de forêt, lignes électriques, route...) afin de déterminer le nouveau cap à prendre pour atteindre son objectif (histoire de pas prendre un chemin parallèle pour finalement se retrouver à 400m du lieu d'arrivée.
Comme vous l'avez compris, si il y'a un roncier, on traverse, une rivière idem, un rocher on l'escalade etc...
En fonction du terrain ça peut vraiment devenir intérressant.
Niveau matériel à emporter, c'est fonction de ce qu'il y'a sur la "route", mais le mieux c'est :
-De bonnes godasses
-Une veste à manches longues
-un pantalon à l'épreuve des ronces
-une paire de gants (même en été)
-une casquette ou un chapeau de brousse (pour éviter de se faire lacérer la tronche par les branches).
-des lunettes (de soleil ça va bien, mais assez enveloppantes histoire de ne pas perdre un oeil sur un mauvais retour de branche).
-un sac à dos avec eau et bouffe pour la journée.
-un bâton de marche (ça remplace la machette dans nos contrées).
-un couteau (si vraiment y'a des ronciers coriaces)
-un petit kit de grimpette/descente (corde, baudrier, mousqueton descendeur)
-un zlip de bain (plus palmes pour les plus gourmands)
-des sacs poubelle (pour emballer le matos lors de la traversée d'une rivière).
Mon parcours type c'est :
-départ à travers champs en descente (rien de bien compliqué)
-arrivé dans des bois assez touffu ça se complique obligé de bien dégager le chemin au bâton de marche.
-trois descentes en rappel de 10m (des rochers contournables mais ça rajoute un petit challenge) la dernière fois j'ai uttilisé cette technique et ça a bien marché.
-pente très raide (mais alors vraiment très raide), ma technique c'est de descendre sur le cul avec une jambe en avant pour déblayer le passage et une jambe repliée sous le cul pour ne pas trop user mon postérieur.
-forêt de résineux, là encore rien de bien compliqué, sauf le ruisseau qui y serpente, du coup pendant 15min c'est descente dans le ruisseau, traversée du ruisseau, retour sur la terre ferme, descente dans le ruisseau...
-Au bout y'a une jolie rivière (35m de large) donc déshabillage, fourrage de tout le matos dans un sac poubelle, gonflage du sac poubelle (histoire qu'il flotte) puis traversée moitié à gué, moitié à la nage.
-Une fois de l'autre côté, rhabillage puis petite (grosse) montée qui casse bien les pates pour arriver à...l'arrivée.
Total : 5km, 1h15 en ne trainant pas, 200m de dénivelé (sans descente) et 100m sens montée.
Voilà, c'est tout, à pratiquer entre amis, c'est encore plus drôle
(vous pouvez essayer avec madame mais la mienne, y'a des fois ou ça la
fait vraiment pas rire), et de préférence durant les beaux jours sinon les passages aquatiques sont moins plaisants.

Darkside of the Moon- Olduvaïen(ne)
-
Nombre de messages: 172
Localisation: France
Emploi: contributeur au RC
Loisirs: Ecriture
Date d'inscription: 26/11/2007

Re: (Préparation physique) L'azimut brutal
Je pratique une variante : le "raccourci foireux".
Quand je vais me balader sur un chemin, très vite ça me gonfle de marcher sur un chemin large de 2 mètres. Je regarde à gauche et à droite et je me dis "oh là, ça semble rejoindre tel endroit/tel chemin". Et zou me voilà parti dans la pente/la broussaille/le sentier qui parfois débouche, parfois finit au milieu de nulle part.
J'ai une véritable tendance (pathologique ?) à chercher le chemin le plus court, le raccourci extrême, le dénivelé qui tue. Je le sais et maintenant je le fais en connaissance de cause. Je vis avec un psychopathe : moi-même.
Quand je randonne avec ma copine, ça la surprend parfois un peu : on se retrouve à faire quelques mètres en désescalade ou à traverser un éboulis alors que l'instant d'avant je lui assurais qu'on se trouvait sur un chemin normal et parfaitement tracé !
J'avais aussi traumatisé les parents de mon corres' allemand,quand j'avais 16 ans environ : en ballade dans les Alpes suisses, à un moment je dis "oh là on dirait un sentier". Le père de mon corres, qui ne voit rien d'autre qu'un éboulis alors que le chemin de 2 mètres de large, à quelques mètres de distance, en appelle sa responsabilité de bon père de famille, me dit en plaisantant "au revoir" (tschüss). Moi, ni une ni deux, je bondis dans la coulée, je rejoins le village (quelques kilomètres quand même), et je rejoins le gîte auquel nous étions. Et là, j'attends. Ils sont arrivés au moins 20 minutes plus tard, furibards car très inquiets. Ben quoi, on m'avait dit "tschüss", me mettant ainsi au défi de retrouver mon chemin !
Avec le recul : le gamin mineur d'une famille française qui disparaît en plein éboulis : qu'est-ce qu'ils ont dû s'inquiéter et se chier dessus !
C'est en quelque sorte un héritage de mes années scoutes et une véritable jubilation intellectuelle à "lire le paysage", à deviner les sentiers de bêtes et les cheminements peu marqués. Jubilation physique à passer partout, à mobiliser le corps entier, les réflexes, l'équilibre. Faut quand même être un peu maso.
P.S. : je ne recommande ni le "raccourci foireux" ni l"azimut brutal". C'est dangereux, c'est pas bien. Ne sortez pas des chemins, respectez les espèces protégées, tenez votre chien en laisse, "E pericolo sporgersi" comme dit la SNCF, etc. Mais qu'est-ce que c'est bon !

Quand je vais me balader sur un chemin, très vite ça me gonfle de marcher sur un chemin large de 2 mètres. Je regarde à gauche et à droite et je me dis "oh là, ça semble rejoindre tel endroit/tel chemin". Et zou me voilà parti dans la pente/la broussaille/le sentier qui parfois débouche, parfois finit au milieu de nulle part.
J'ai une véritable tendance (pathologique ?) à chercher le chemin le plus court, le raccourci extrême, le dénivelé qui tue. Je le sais et maintenant je le fais en connaissance de cause. Je vis avec un psychopathe : moi-même.
Quand je randonne avec ma copine, ça la surprend parfois un peu : on se retrouve à faire quelques mètres en désescalade ou à traverser un éboulis alors que l'instant d'avant je lui assurais qu'on se trouvait sur un chemin normal et parfaitement tracé !
J'avais aussi traumatisé les parents de mon corres' allemand,quand j'avais 16 ans environ : en ballade dans les Alpes suisses, à un moment je dis "oh là on dirait un sentier". Le père de mon corres, qui ne voit rien d'autre qu'un éboulis alors que le chemin de 2 mètres de large, à quelques mètres de distance, en appelle sa responsabilité de bon père de famille, me dit en plaisantant "au revoir" (tschüss). Moi, ni une ni deux, je bondis dans la coulée, je rejoins le village (quelques kilomètres quand même), et je rejoins le gîte auquel nous étions. Et là, j'attends. Ils sont arrivés au moins 20 minutes plus tard, furibards car très inquiets. Ben quoi, on m'avait dit "tschüss", me mettant ainsi au défi de retrouver mon chemin !
Avec le recul : le gamin mineur d'une famille française qui disparaît en plein éboulis : qu'est-ce qu'ils ont dû s'inquiéter et se chier dessus !
C'est en quelque sorte un héritage de mes années scoutes et une véritable jubilation intellectuelle à "lire le paysage", à deviner les sentiers de bêtes et les cheminements peu marqués. Jubilation physique à passer partout, à mobiliser le corps entier, les réflexes, l'équilibre. Faut quand même être un peu maso.
P.S. : je ne recommande ni le "raccourci foireux" ni l"azimut brutal". C'est dangereux, c'est pas bien. Ne sortez pas des chemins, respectez les espèces protégées, tenez votre chien en laisse, "E pericolo sporgersi" comme dit la SNCF, etc. Mais qu'est-ce que c'est bon !

Dernière édition par Barnabé le Jeu 9 Avr - 21:54:06, édité 4 fois

Barnabé- Olduvaïen(ne)
-
Nombre de messages: 2218
Localisation: Massif Central
Date d'inscription: 28/04/2008
Re: (Préparation physique) L'azimut brutal
Barnabé a écrit: Mais qu'est-ce que c'est bon !![]()
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+1
J'ai été initié très jeune par mon père "y'avait un chemin là par le passé''... et une une balade en vélo de plus qui se termine en séance portage dans les ronces et franchissement de mur de pierre sèches !
Ado en VTT c'était "tout plutôt que rebrousser chemin" d'où des passages "mémorables mais pas racontables à maman"...
Dernière édition par phm1903 le Ven 10 Avr - 13:26:58, édité 1 fois

phm1903- Olduvaïen(ne)
-
Nombre de messages: 374
Localisation: France
Date d'inscription: 24/10/2007

Re: (Préparation physique) L'azimut brutal
moi aussi je le pratique en vtt, avec traversée de rivière (l'ain, pas trop profond l'été); c'est la galère, mais l'éclate totale, et l'on fait plein de découvertes !

supercureuil- Olduvaïen(ne)
-
Nombre de messages: 802
Age: 30
Localisation: désormais en paca
Date d'inscription: 14/12/2008
Re: (Préparation physique) L'azimut brutal
adepte du raccourci (pas) foireux aussi 


Raffa- Modérator
-
Nombre de messages: 1457
Date d'inscription: 12/01/2008
Re: (Préparation physique) L'azimut brutal
Je pratique "un jeu" avec mon beau frére de temps en temps. Une de nos compagnes nous largue à une vingtaine de KM d'un point de rencontre précis et pour seuls bagages on a à manger et une carte IGN au 1/25 000.
Bref le matin vers 9h00 on cherche d'abord ou on est et ensuite on avance.
Retard et grosses rigolades sont toujours au rendez vous en fonction de là ou on tombe.
Bref le matin vers 9h00 on cherche d'abord ou on est et ensuite on avance.
Retard et grosses rigolades sont toujours au rendez vous en fonction de là ou on tombe.
________________________________________________________
Les habitants ne croient plus en l'avenir. Pourtant notre civilisation est éternelle , nous sommes les élus. Nous avons la science et la vérité " dit le scribe à Pharaon. ( texte écrit sur un papyrus - 2500 av j.c.)

un ptit breton- Modérator
-
Nombre de messages: 2472
Localisation: bretagne
Emploi: Chasseur de Trolls ici, constructeur MOB là bas.
Loisirs: apprendre
Date d'inscription: 02/12/2008
Re: (Préparation physique) L'azimut brutal
Raccourci foireux ici aussi, mais aussi : les chemins c'est nul, tu met 10 plombes pour arriver en haut, je trace tout droit... A pas faire partout, dans mon coin c'est très viable, en haute montagne...
Skeld- Olduvaïen(ne)
-
Nombre de messages: 602
Localisation: Rhones-Alpes
Emploi: Survivre
Loisirs: Rando, ordi, Musique, Lecture,
Date d'inscription: 24/12/2008
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